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Le saint dans un monde dual : une possible méditation sur le 2 aussi ! Extrait du Tao-Tö King

Le saint dans un monde dual : une possible méditation sur le 2 aussi ! Extrait du Tao-Tö King  dans Sagesse Beautés du monde lao-tseu-150x150

Bonjour.

Un post précédent était consacré à saint François d’Assise (*). Voici quelques paroles du Tao-Tö Ling concernant les caractéristique d’un saint.

Mais avant, petit rappel sur cette tradition.

 Lao Tseu  (570 – 490 avant JC)

La philosophie du maître vénérable Lao-tseu est monothéiste, considérant qu’avant la naissance de l’univers, il y avait quelque chose d’indéterminé, d’indépendant, d’inaltérable. Ce principe premier, à l’origine du monde, est le Tao.

Je vous propose de revenir sur l’histoire de ce maître en fin d’article.

 Extraits

 « Le saint n’a pas d’esprit propre. (…)
Etre bon à l’égard des bons
Et bon aussi envers ceux qui ne le sont pas,
C’est posséder la bonté même.
Avoir confiance en des hommes de confiance
Et aussi en ceux qui ne le sont pas,
C’est posséder la confiance même. (…)
Le saint unifie les esprits du monde. » (chapitre 49)

« Le saint se garde d’amasser ;
en se dévouant à autrui, il s’enrichit,
après avoir tout donner, il possède encore davantage. » (chapitre 81)

 Et puis…

« (…) l’être et le néant s’engendrent.
Le facile et le difficile se parfont.
Le long et le court se forment l’un par l’autre.
Le haut et le bas se touchent.
La voie et le son s’harmonisent.
L’avant et l’après se suivent. (… )
Il (le saint) produit sans s’approprier,
Il agit sans rien attendre,
Son œuvre accomplit, il ne s’y attache pas » (chapitre 2)

 « (…) Le saint n’entreprend rien de grand
Et peut ainsi parfaire sa propre grandeur » (chapitre 63)

 La vie de Lao Tseu

Lao-Tse ou Lao-tseu est un philosophe chinois, qui a fortement inspiré le taoïsme. Nous ne possédons que peu de renseignements sur son histoire.

Lao-tseu n’est qu’un surnom qui signifie, suivant l’interprétation la plus vulgaire, le vieil enfant : sa mère l’aurait en effet porté soixante-douze ans dans son sein et il serait né avec les cheveux tout blancs.

La fin de la vie de Lao-tseu est parfois décrite ainsi : il  renonça à la charge qu’il occupait à la cour des Tchéou pour aller vivre dans la retraite; à son arrivée à une passe célèbre du Ho-nan, il fut retenu quelque temps par le gardien de ce passage, Yn Hi, à la requête de qui il écrivit un livre en deux parties dans lequel il traitait, en cinq mille mots environ, de la Voie et de la Vertu; telle aurait été l’origine du fameux ouvrage intitulé Tao-te-king, dont je viens de vous présenter des extraits.

Puis le sage s’éloigna et personne n’a pu connaître où ni quand il mourut. Les bouddhistes chinois ont recueilli précieusement cette vague indication : pour eux, Lao-tseu s’est rendu dans les pays d’Occident et que c’étaient ses doctrines qui avaient donné naissance en Inde au bouddhisme lui-même.

Le tao est cette entité mystérieuse de laquelle tout émane, qui est antérieur à toute chose, qu’on ne peut exprimer par aucun mot ; en l’appelant le tao, la « voie », on ne fait que symboliser son action ; elle est ce qui imprime aux êtres la direction suivant laquelle ils se développent ; elle est au fond ce qui cause leur marche en avant ; elle est le principe même de leur évolution. (www.cosmovisions.com)

 Et encore tellement d’autres choses… Bonne inspiration à vous.

* Référence à l’article « Saint françois » En accès dans le thème ‘Grands Etres – Symboles – Archétypes’ mars 2013

L’image de Lao-Tseu de suspend-ton-vol.over-blog.com

Bonne année du serpent !

Jusqu’au 30 janvier 2014 inclus, c’est l’année du serpent selon le calendrier chinois. Mais que véhicule donc cet animal qui va nous accompagner cette année ? Voyageons un peu dans les civilisations pour le savoir ! 

Le serpent fait partie des animaux symboliques de beaucoup de peuples et de tous les temps. Souplesse, vie, protection sont de qualités qu’il incarne. 

La souplesse

En Chine, la légende populaire dit que, le tai chi Chuan est lié, en quelque sorte, au serpent. En effet,  ce serait en observant le combat d’un serpent et d’une grue qu’un ermite taoïste nommé Zhang San Feng vivant sur le mont Wudang, aurait créé le Tai Ji Quan. Par ses mouvements souples et ondulés, le serpent parvenait à esquiver et parer les attaques vives et directes de l’oiseau qui finit épuisé (www.qishen.org).

La vie

Deux serpents enroulés en spirale représentent également les 2 mouvements, les 2 forces complémentaires qui édifient le monde : le yin et le yang dans le tao, le passage d’un état non manifesté à un état manifesté et inversement, la phase ascendante et la phase descendante entre ciel et terre …

Cette spirale des deux serpents constitue le caducée, emblème des médecins occidentaux, qui rejoint de cette façon la traduction des principes de condensation et de dissipation de la médecine chinoise, ou encore de l’intériorisation et de l’expansion de la Kundalini. En effet, rappelons que la Kundalini est représentée comme un serpent endormi, lové au niveau du premier chakra ; l’éveil de cette énergie vitale permet à l’initié d’atteindre la Sagesse.

Pour la symbolique occidentale, la « légende dit qu’Hermès (Mercure en latin) vit deux serpents se battre (image du chaos originel) et qu’il les sépara (scission des opposés) avec un bâton (axe le long duquel le chaos va s’ordonner et devenir le cosmos). Puis, les deux serpents s’enroulèrent autour du bâton dans des sens opposés (équilibre de deux forces opposées opérant symétriquement par rapport à l’Axe du monde) » (http://asso-yinyang.fr/).

De cette façon, le serpent incarne l’immortalité, l’infini, et les forces sous-jacentes menant à la création de la Vie.

On retrouve également, dans le caducée, le schéma d’une molécule d’ADN, base de l’information génétique. Le serpent est alors aussi symbole de connaissance, qui dans sa version duale, se traduit dans la bible par un symbole de tentation : il provoquera la chute d’Adam en lui suggérant de goûter avec Eve aux fruits de l’arbre de la Connaissance.

 Protection

Le Serpent a aussi un rôle de protecteur : en Égypte où le cobra, l’uræus sacré, protégeait les pharaons, comme dans l’hindouisme et le bouddhisme (un cobra géant protège Bouddha en méditation).

Et n’est ce pas ce merveilleux rôle de protection que cet animal emblématique matérialise par les remèdes médicaux qu’il fournit ?

Par exemple, le mamba noir, alias Dendroaspis polylepis, qui est le serpent africain le plus dangereux dispose d’un venin, certes mortel, mais qui semble présenter des propriétés analgésiques comparables à celles des opiacés, sans les effets secondaires habituels (tolérance, addiction) (revue Nature du 4 octobre 2012).

« Testé sur des rongeurs, il s’est révélé efficace pour bloquer la douleur et a fonctionné in vitro sur des canaux ioniques humains. Mais il faudra des années pour s’assurer que cette molécule sera active et bien tolérée chez l’homme, admet Eric Lingueglia. A ce jour, seule la médecine traditionnelle chinoise fait appel à un venin de serpent, le cobra, comme antalgique, note-t-il » (Hervé Morin – Journal le Monde du 15/10/2012)

Bon nouvel an chinois !

 



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