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Les médecines douces reconnues ?

Les médecines douces reconnues ? dans Science Santé Société stethoscope-isole_19-129087-150x150 Bonjour

 L’Académie de médecine française traite des « thérapies complémentaires » dans un rapport adopté le 5 mars 2013 sur l’acupuncture,  l’ostéopathie, l’hypnose et le tai chi.

 Sont précisées les raisons de ce vocable de thérapies complémentaires : il est retenu car « il implique que ces pratiques ne sont que de  possibles compléments aux moyens de traitement qu’offre la médecine proprement dite, à laquelle elles ne sauraient se comparer ni se  substituer ».

Par ailleurs, les 4 thérapies retenues par le rapport ont été choisies pour 2 points : (1) leur pratique déjà implantée en milieu hospitalier public français ; (2) l’existence plus riche de publications scientifiques.

Pour le reste, voici son avis concernant leur efficacité respective.

 -         L’acupuncture

« On peut estimer que, dans l’état actuel des connaissances, l’acupuncture peut apporter un bénéfice aux patients souffrant de lombalgie ou cervicalgie chronique, de migraine ou céphalée de tension, d’arthrose des membres inférieurs, d’épicondylite, aux femmes enceintes éprouvant des douleurs des lombes ou du bassin et lors des douleurs de l’accouchement, et pour prévenir les nausées et vomissements induits pat la chimiothérapie anticancéreuse. Son utilité dans la fibromyalgie est incertaine. Son effet dans d’autres indications n’est pas exclu, mais n’est pas démontré. » (A)

 -         L’ostéopathie, la médecine manuelle, la chiropraxie

« Les manipulations rachidiennes peuvent se montrer modérément efficaces sur la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée d’origine cervicale, les états vertigineux d’origine cervicale, et à un moindre degré sur la migraine. Leur effet est incertain sur la céphalée de tension. Les complications possibles des manipulations cervicales sont rares, mais graves. » (A)

« L’Académie insiste sur les complications possibles, « peu fréquentes mais très graves », en particulier en cas de dissection d’une artère qui aboutit à des séquelles définitives dans 31% des cas ». (E)

 -         L’hypnose

« Le point d’appui de l’hypnose, comme de la relaxation, est la suggestion qui permet d’induire grâce à des exercices à la fois corporels et psychiques une sorte de déconnexion mentale et physique, aboutissant à un isolement relatif de l’organisme par rapport à son milieu » (A)

 « Dans l’ensemble, les indications les plus intéressantes semblent être la douleur liée aux gestes invasifs chez l’enfant et l’adolescent et les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses, mais il est possible que de nouveaux essais viennent démontrer l’utilité de l’hypnose dans d’autres indications. » (A)

Sur les 60 essais contrôlés recensés par l’Académie  tournés essentiellement autour des douleurs, nausées, vomissements, fatigue et anxiété, « la quasi totalité concluent à une efficacité de l’hypnose »(A). Néanmoins, mais l’Académie déplore « la faiblesse des effectifs et la qualité médiocre de la méthodologie ». (E)

 -         Le Tai chi et QiGong

« Le tai chi améliore l’équilibre et réduit sensiblement les risques de chute chez les personnes âgées. Il semble également avoir des effets bénéfiques sur l’asthme et le sommeil. Quant au qigong, il réduit la pression artérielle au repos chez les patients hypertendus. Mais, nuance, l’Académie, « on ne peut dire aujourd’hui si la faveur dont [tai chi et qigong] jouissent est autre chose qu’un effet de mode » » (E).

 Discussion

- L’effet placebo : « Toutes les thérapies complémentaires ont un effet placebo, et ce dernier semble équivalent que l’acupuncture, par exemple, soit simulée ou authentique. Mais c’est aussi le cas pour de « vrais » médicaments et, surtout, cela ne signifie pas qu’elles soient inefficaces. « Au contraire » même, précise l’Académie, « compte tenu des intermédiaires neurobiologiques aujourd’hui connus de l’effet placebo » » (E).

- Le Parisien cite en outre Jean-Yves Fagon, en charge du développement de la « médecine » complémentaire à l’AP-HP : « il y a une demande très importante des patients (…) « Les hôpitaux de Paris où 23 praticiens à peine offrent des consultations de médecine complémentaire espèrent  le développement de la recherche sur ces thérapies. Et à défaut d’un diplôme universitaire, une initiation en faculté de médecine ».

- D’autres pratiques relevant de la « médecine » hétérodoxe méritent une attention particulière (CL) :

« la réflexologie et l’auriculothérapie, cousine de l’acupuncture, retrouvent le corps entier : la première sous la plante du pied, la seconde dans le pavillon de l’oreille »;

la kinésiologie, qui utilise un test du tonus musculaire, répondant par « oui ou par non sans se tromper, à une foule de question vous concernant » ou encore l’EMDR, proche de l’hypnose, qui « soigne des syndromes post-traumatiques, même lourds » en utilisant les mouvements oculaires.

J’y ajoute la fascia thérapie. Autant de pratiques qui proposent des alternatives aux patients mais qui ne sont pas prises en considération actuellement officiellement.

Le centre d’analyse stratégique a récemment fait 5 propositions dans le sens d’un premier pas: – « Ouvrir une plateforme d’information recensant les connaissances actuelles sur les médecines non conventionnelles, les plantes médicinales et les praticiens du secteur.

- Développer des études bénéfice-risque/coût-efficacité afin de décider de leur pertinence (…)

- Etablir un label de thérapeute en pratiques non conventionnelles dont l’obtention serait conditionnée à la réussite d’un examen clinique et juridique.

- Labelliser les offres de formation en écoles privées.

- Proposer aux étudiants des filières médicales et paramédicales des modules facultatifs d’initiation aux médecines non conventionnelles pour qu’ils puissent informer leurs futurs patients sur les avantages et risques éventuels. » (CAS)

 A suivre … Je vous souhaite bonne santé.

 Sources bibliographiques

-         (A) http://www.academie-medecine.fr
-         (E) L’express
-         (P) Le Parisien
-         Laurent Frichet  (TSAVO PRESSE)
-         (CL) Clés, n°80, décembre 2012 – janvier 2013
-         (CAS) Centre d’analyse stratégique, Note  d’analyse n°290, octobre 2012, « Quelle réponse des pouvoirs publics à l’engouement pour les médecines non conventionnelles ? »

 

Bonne année du serpent !

Jusqu’au 30 janvier 2014 inclus, c’est l’année du serpent selon le calendrier chinois. Mais que véhicule donc cet animal qui va nous accompagner cette année ? Voyageons un peu dans les civilisations pour le savoir ! 

Le serpent fait partie des animaux symboliques de beaucoup de peuples et de tous les temps. Souplesse, vie, protection sont de qualités qu’il incarne. 

La souplesse

En Chine, la légende populaire dit que, le tai chi Chuan est lié, en quelque sorte, au serpent. En effet,  ce serait en observant le combat d’un serpent et d’une grue qu’un ermite taoïste nommé Zhang San Feng vivant sur le mont Wudang, aurait créé le Tai Ji Quan. Par ses mouvements souples et ondulés, le serpent parvenait à esquiver et parer les attaques vives et directes de l’oiseau qui finit épuisé (www.qishen.org).

La vie

Deux serpents enroulés en spirale représentent également les 2 mouvements, les 2 forces complémentaires qui édifient le monde : le yin et le yang dans le tao, le passage d’un état non manifesté à un état manifesté et inversement, la phase ascendante et la phase descendante entre ciel et terre …

Cette spirale des deux serpents constitue le caducée, emblème des médecins occidentaux, qui rejoint de cette façon la traduction des principes de condensation et de dissipation de la médecine chinoise, ou encore de l’intériorisation et de l’expansion de la Kundalini. En effet, rappelons que la Kundalini est représentée comme un serpent endormi, lové au niveau du premier chakra ; l’éveil de cette énergie vitale permet à l’initié d’atteindre la Sagesse.

Pour la symbolique occidentale, la « légende dit qu’Hermès (Mercure en latin) vit deux serpents se battre (image du chaos originel) et qu’il les sépara (scission des opposés) avec un bâton (axe le long duquel le chaos va s’ordonner et devenir le cosmos). Puis, les deux serpents s’enroulèrent autour du bâton dans des sens opposés (équilibre de deux forces opposées opérant symétriquement par rapport à l’Axe du monde) » (http://asso-yinyang.fr/).

De cette façon, le serpent incarne l’immortalité, l’infini, et les forces sous-jacentes menant à la création de la Vie.

On retrouve également, dans le caducée, le schéma d’une molécule d’ADN, base de l’information génétique. Le serpent est alors aussi symbole de connaissance, qui dans sa version duale, se traduit dans la bible par un symbole de tentation : il provoquera la chute d’Adam en lui suggérant de goûter avec Eve aux fruits de l’arbre de la Connaissance.

 Protection

Le Serpent a aussi un rôle de protecteur : en Égypte où le cobra, l’uræus sacré, protégeait les pharaons, comme dans l’hindouisme et le bouddhisme (un cobra géant protège Bouddha en méditation).

Et n’est ce pas ce merveilleux rôle de protection que cet animal emblématique matérialise par les remèdes médicaux qu’il fournit ?

Par exemple, le mamba noir, alias Dendroaspis polylepis, qui est le serpent africain le plus dangereux dispose d’un venin, certes mortel, mais qui semble présenter des propriétés analgésiques comparables à celles des opiacés, sans les effets secondaires habituels (tolérance, addiction) (revue Nature du 4 octobre 2012).

« Testé sur des rongeurs, il s’est révélé efficace pour bloquer la douleur et a fonctionné in vitro sur des canaux ioniques humains. Mais il faudra des années pour s’assurer que cette molécule sera active et bien tolérée chez l’homme, admet Eric Lingueglia. A ce jour, seule la médecine traditionnelle chinoise fait appel à un venin de serpent, le cobra, comme antalgique, note-t-il » (Hervé Morin – Journal le Monde du 15/10/2012)

Bon nouvel an chinois !

 



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