Archives pour le mot-clé 'reve'

Une relaxation pour le sommeil

Bonjour.

Il arrive que nous ressassions nos pensées avant de nous endormir.

Il arrive que nous éprouvions la crainte de ne pas entendre le réveil le lendemain.

Ou encore, parfois, nous pensons ne pas être à la hauteur de la journée qui nous attend à notre réveil.

Toutes ces raisons peuvent nous empêcher de dormir convenablement.

Voici un enregistrement fait pour vous aider. Vous pouvez l’écouter à n’importe quel moment de la journée, en vous mettant dans une pièce où vous ne serez pas dérangé et dans laquelle vous pouvez vous allonger.

Bonne écoute et récupération !

 

L’enfant du soir. Un conte de Bernard Antoun

Bonjour. Un conte pour rêver ! Ma façon de vous souhaiter un bon dimanche. 

Un enfant, dans les rues du froid, regarde les vitrines de Noël : tous ces beaux jouets, toutes ces lumières qui dansent dans un décor de joie, toute cette richesse, ces chants, ce scintillement et ces jeux de miroirs, ce n’est pas pour lui, mais pour les autres qui qu’ils soient.

D’une vitrine à l’autre, c’est le même triste regard, le même cœur qui mendie un parfum de sécurité, un petit sourire autre que narquois.

Dans les rues du gel, un soir, il rencontre un autre enfant mendiant, plus jeune encore. Il oublie sa peine et lui passe son foulard, ses gants.
Le plus jeune lui déclare : «  Ni amour ni bonheur ici-bas. Patience. Ton cadeau de Noël sera grand. Bientôt la Joie pour personne autant que pour toi. » Puis il ajoute, « Suis-moi, je cherche un oiseau rouge qui n’a pas peur du froid. Il est heureux quand il voit que des personnes pensent à lui et cherchent sa compagnie. Il leur accorde alors trois faveurs, même les plus inaccessibles, car rien ne lui est impossible. »

Ils partent chacun de leur côté à la recherche de l’oiseau rouge. Ils scrutent longtemps, plusieurs jours et plusieurs semaines, les parages. Ils jettent en vain du pain sous les arbres, espérant qu’il viendrait le manger. Ils sifflent en vain comme des rossignols, espérant l’attirer. Ils marchent, marchent, découvrent enfin des traces de pattes, comme des étoiles sur la neige.
Ils les suivent et arrivent l’un en face de l’autre dans un cimetière. Ils lèvent la tête, cherchent dans les branches et l’aperçoivent, juché sur un sapin vert. Ils ne pensent plus à leur quête qui a duré plusieurs semaines. Ils le saluent gentiment et lui offrent chacun la moitié du seul croissant qui leur restait.

Profondément touché par ce geste, d’autant plus qu’il provient de la part de deux enfants pauvres et transis de froid, il leur dit : « Mes amis, vous ne m’avez pas cherché pour rien. Maintenant que vous m’avez trouvé et offert ce que vous avez de plus précieux, je suis prêt à vous rendre heureux. Faites trois vœux chacun, ils seront exaucés. »

Le plus vieux, qui était orphelin, hésite un moment, puis formule de tout son cœur cette demande : « Je veux une maman bien douce qui puisse m’aimer tendrement. Puis, je veux vivre avec elle dans une grande maison bâtie sur une montagne. Puis, je veux une ferme tout autour avec beaucoup d’animaux : des vaches, des bœufs, des chèvres, des moutons, des poules, des poussins, des chats, des chiens, des oiseaux… »

À l’instant même, il est transporté sur une montagne, dans une grande maison, telle qu’il la rêvait, entourée d’une grande ferme avec beaucoup d’animaux, où une belle et jeune maman l’appelle tendrement parce que c’est l’heure du souper. Il est très heureux et se sent tout de suite chez lui. Il saute embrasser sa maman qui le couvre de caresses et de baisers.
Jamais il n’avait connu une telle étreinte, jamais il n’avait senti la chaleur d’une telle poitrine qui l’accueille. Il est émerveillé devant la beauté de la maison et devant la variété des animaux dans la ferme. Il y a des vaches, des bœufs, des chèvres, des moutons, des poules, des poussins, des chats, des chiens, des oies, des canards, des lapins, etc. Tout est vert dans ce pays ! L’hiver a disparu. Un lac d’un bleu argenté brille derrière les arbres.
En outre, il remarque qu’il porte des vêtements propres et de beaux souliers bien vernis. Il ne rêve pas. C’ést bien la réalité.

Le plus jeune, lui aussi orphelin, voyant son ami de quelques semaines disparu d’un coup, demande à son tour : « Je veux être son petit frère. Puis, je veux avoir le même père, riche et affectueux. Je veux avoir aussi une petite sœur pour lui peigner chaque jour ses longs cheveux. »

À l’instant même, il est transporté sur la même montagne, dans la même grande maison entourée de la même grande ferme. Là, son papa l’appelle tendrement. Il appelle aussi sa petite sœur, aux cheveux longs et dorés, qui jouait dehors, parce que c’était l’heure du souper. Il est tellement heureux d’être là et se sent tout de suite chez lui.
Il voit son « frère », saute embrasser son père qui le couvre de caresses et de baisers. Jamais il n’avait connu une telle étreinte qui l’accueille. Il enlace ensuite sa petite sœur, belle comme une poupée. Il est émerveillé de la beauté de la maison et de la variété des mets qui l’attendent dans la salle à dîner.
Il remarque à son tour qu’il porte lui aussi des vêtements propres et de beaux souliers bien vernis. Ils mangent tous à table en riant. Le cauchemar est terminé. Ils peuvent vivre maintenant en paix.

Les deux jeunes orphelins vécurent ensemble, avec leur nouvelle famille, heureux, sous un même toit. Ils oublièrent la misère de leurs premières années. Ils n’ont plus revu l’oiseau rouge, mais, dans leur cœur, ils entendent parfois sa voix.

Extraits du recueil « Mémoires de ciels et de vents »

Bernard Antoun est né au Liban en 1961 et il vit au Québec depuis 1977 où il est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. On le surnomme le poète de la lumineuse beauté, le magicien des mots, l’éveilleur des consciences.

Sources :

 www.litterature.org/ource
 paroles-de-sagesses.infini-terre.fr
www.babelio.com

Poème de Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)

Bonjour. Dimanche, jour de repos. Printemps, saison d’éveil et de poésie. Soleil, astre de sagesse : voici un poème amérindien.

« Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves, Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne, 
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: « Oui! » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. »

Savourez la vie !  

Source = http://espritderencontrer-a.forumactif.com/t231-poemes-sagesse-indienne

 

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