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Gestion du stress (2) : Rappels sur le système nerveux pour une meilleure compréhension de votre corps

Gestion du stress (2) : Rappels sur le système nerveux pour une meilleure compréhension de votre corps dans Science Santé Société corps-humain-bing-pour-enfant-150x150  Bonjour.

 Ceci est le deuxième article de ce blog sur le stress. Plusieurs autres posts y seront consacrés parce que beaucoup de personnes sont concernées dans nos sociétés modernes ! 

En 2003, le Dr Herbert Benson de l’université Harvard affirmait que 80 % des consultations médicales étaient liées au stress.

Je vous propose aujourd’hui un angle de vue anatomique et la physiologique. Le stress est une agression qui, en mettant le système nerveux en alerte, provoquent des réactions physiologiques. Examinons le système nerveux en question pour mieux comprendre : son rôle, sa structure, ses fonctions et sa complexité.

Le rôle du système nerveux

Le système nerveux est fondamental dans le fonctionnement humain. C’est lui qui conduit, transmet et traite les informations. Ainsi, il contrôle les actions et coordonne les mouvements musculaires. Il contrôle le fonctionnement des organes. Il régule la pensée et la mémoire ainsi que les sensations, les émotions.

De ce point de vue, le stress sollicite le système nerveux. Par exemple, il induit l’activation de l’hypothalamus, aboutissant à une sécrétion importante d’hormones, cortisol et adrénaline.

La structure du système nerveux

Le système nerveux est un système en réseau.

Chez les vertébrés, on distingue traditionnellement le système nerveux central du système nerveux périphérique.

  • Le système nerveux central est composé de l’encéphale (cerveau, tronc cérébral, cervelet) et de la moelle épinière. L’encéphale, protégé par la boite crânienne, pèse environ 1,4 kilogramme, et représente 92 % du poids total du système nerveux central.

La moelle épinière, quant à elle, est protégée par la colonne vertébrale. Son diamètre est d’environ un demi centimètre.

D’autres enveloppes comme les méninges servent aussi de protection  à cet ordinateur humain.

Plus dans le détail, « le système nerveux central est composé de cellules nerveuses hautement spécialisées appelées neurones. Les cellules nerveuses établissent entre elles des connexions, les synapses. Des milliards de ces synapses contribuent au traitement d’un seul stimulus ».

  • Le système nerveux périphérique, composé des nerfs, sensitifs et moteurs, comprend une partie qualifiée de système nerveux végétatif ou autonome (SNA). Il comprend également le système nerveux somatique avec les nerfs qui transportent les influx, les informations, vers les muscles squelettiques.

 Les fonctions de chaque zone

Le cerveau est le superviseur du système nerveux. Il est notamment le centre de la pensée consciente. Il comprend l’hypothalamus qui intervient notamment dans la régulation du sommeil, la thermorégulation et l’activité du système nerveux sympathique (1) (2).

Le tronc cérébral joue un rôle dans la régulation et dans le contrôle de la respiration, du cœur, des vaisseaux, du sommeil.

Le cervelet exerce les fonctions du maintien de la posture, équilibre, coordination entre les mouvements, mémoire gestuelle.

La moelle épinière joue un rôle dans la production des réflexes. Elle est aussi un médiateur dans la transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps.

Le système nerveux autonome est ainsi qualifié car il gère les fonctions automatiques de régulation (par opposition aux fonctions somatiques conscientes) : fonctions respiratoires, circulatoires, digestives, urogénitales. Ce système périphérique autonome comprend lui-même deux réseaux, deux sous-systèmes, plus ou moins antagonistes : le système nerveux sympathique (ou orthosympathique) et système nerveux parasympathique.

En pratique, le système sympathique est actif en cas d’urgence. Il prépare l’organisme à affronter un danger. Il s’active donc en cas de stress, en étant par exemple, cardio-accélérateur via la production de la noradrénaline. Plus généralement, Il accroît les fréquences respiratoires et cardiaques, ainsi que l’utilisation des nutriments par les cellules, tout en inhibant la fonction digestive et d’excrétion urinaire

Le système parasympathique est actif au repos. C’est également lui qui, lorsque la situation d’urgence est passée, ramène les fréquences cardiaques et respiratoires au repos puis favorise le réapprovisionnement des cellules en nutriments (digestion) et l’élimination urinaires des déchets.

En résumé, le système nerveux périphérique, via l’hypothalamus notamment, est donc particulièrement sollicité par les situations de stress. En travaillant sur le contrôle du stress, sa gestion par une activité volontaire (telle que la relaxation), il est recherché l’équilibre de l’ensemble du système nerveux, y compris dans ses aspects « automatiques », inconscientes.

 Pensez y et détendez vous !

 

Sources bibliographiques de cet article :

-         www.passeportsante.net
-         www.techno-science.net
-         corps.dufouraubin.com
-         www.infirmiers.com
-         www.arsep.org/library/media
-         www.creapharma.ch
-         www.futura-sciences.com

Note (1) - Structure de l’hypothalamus : L’hypothalamus mesure quelques centimètres cubes. « Les neurones de l’hypothalamus synthétisent les différentes hormones et les libèrent dans un premier réseau de capillaires. Celui-ci transporte les hormones de l’hypothalamus vers l’hypophyse, où les hormones sont relarguées par un deuxième réseau de capillaire pour activer les neurones hypophysaires ».

Note (2) - Le système limbique : Ce sont les zones du cerveau connues pour jouer un rôle dans l’olfaction, la mémoire et la régulation des émotions. On sait que le système limbique exerce une influence sur le système endocrinien (organes sécréteurs d’hormones).

 

Les médecines douces reconnues ?

Les médecines douces reconnues ? dans Science Santé Société stethoscope-isole_19-129087-150x150 Bonjour

 L’Académie de médecine française traite des « thérapies complémentaires » dans un rapport adopté le 5 mars 2013 sur l’acupuncture,  l’ostéopathie, l’hypnose et le tai chi.

 Sont précisées les raisons de ce vocable de thérapies complémentaires : il est retenu car « il implique que ces pratiques ne sont que de  possibles compléments aux moyens de traitement qu’offre la médecine proprement dite, à laquelle elles ne sauraient se comparer ni se  substituer ».

Par ailleurs, les 4 thérapies retenues par le rapport ont été choisies pour 2 points : (1) leur pratique déjà implantée en milieu hospitalier public français ; (2) l’existence plus riche de publications scientifiques.

Pour le reste, voici son avis concernant leur efficacité respective.

 -         L’acupuncture

« On peut estimer que, dans l’état actuel des connaissances, l’acupuncture peut apporter un bénéfice aux patients souffrant de lombalgie ou cervicalgie chronique, de migraine ou céphalée de tension, d’arthrose des membres inférieurs, d’épicondylite, aux femmes enceintes éprouvant des douleurs des lombes ou du bassin et lors des douleurs de l’accouchement, et pour prévenir les nausées et vomissements induits pat la chimiothérapie anticancéreuse. Son utilité dans la fibromyalgie est incertaine. Son effet dans d’autres indications n’est pas exclu, mais n’est pas démontré. » (A)

 -         L’ostéopathie, la médecine manuelle, la chiropraxie

« Les manipulations rachidiennes peuvent se montrer modérément efficaces sur la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée d’origine cervicale, les états vertigineux d’origine cervicale, et à un moindre degré sur la migraine. Leur effet est incertain sur la céphalée de tension. Les complications possibles des manipulations cervicales sont rares, mais graves. » (A)

« L’Académie insiste sur les complications possibles, « peu fréquentes mais très graves », en particulier en cas de dissection d’une artère qui aboutit à des séquelles définitives dans 31% des cas ». (E)

 -         L’hypnose

« Le point d’appui de l’hypnose, comme de la relaxation, est la suggestion qui permet d’induire grâce à des exercices à la fois corporels et psychiques une sorte de déconnexion mentale et physique, aboutissant à un isolement relatif de l’organisme par rapport à son milieu » (A)

 « Dans l’ensemble, les indications les plus intéressantes semblent être la douleur liée aux gestes invasifs chez l’enfant et l’adolescent et les effets secondaires des chimiothérapies anticancéreuses, mais il est possible que de nouveaux essais viennent démontrer l’utilité de l’hypnose dans d’autres indications. » (A)

Sur les 60 essais contrôlés recensés par l’Académie  tournés essentiellement autour des douleurs, nausées, vomissements, fatigue et anxiété, « la quasi totalité concluent à une efficacité de l’hypnose »(A). Néanmoins, mais l’Académie déplore « la faiblesse des effectifs et la qualité médiocre de la méthodologie ». (E)

 -         Le Tai chi et QiGong

« Le tai chi améliore l’équilibre et réduit sensiblement les risques de chute chez les personnes âgées. Il semble également avoir des effets bénéfiques sur l’asthme et le sommeil. Quant au qigong, il réduit la pression artérielle au repos chez les patients hypertendus. Mais, nuance, l’Académie, « on ne peut dire aujourd’hui si la faveur dont [tai chi et qigong] jouissent est autre chose qu’un effet de mode » » (E).

 Discussion

- L’effet placebo : « Toutes les thérapies complémentaires ont un effet placebo, et ce dernier semble équivalent que l’acupuncture, par exemple, soit simulée ou authentique. Mais c’est aussi le cas pour de « vrais » médicaments et, surtout, cela ne signifie pas qu’elles soient inefficaces. « Au contraire » même, précise l’Académie, « compte tenu des intermédiaires neurobiologiques aujourd’hui connus de l’effet placebo » » (E).

- Le Parisien cite en outre Jean-Yves Fagon, en charge du développement de la « médecine » complémentaire à l’AP-HP : « il y a une demande très importante des patients (…) « Les hôpitaux de Paris où 23 praticiens à peine offrent des consultations de médecine complémentaire espèrent  le développement de la recherche sur ces thérapies. Et à défaut d’un diplôme universitaire, une initiation en faculté de médecine ».

- D’autres pratiques relevant de la « médecine » hétérodoxe méritent une attention particulière (CL) :

« la réflexologie et l’auriculothérapie, cousine de l’acupuncture, retrouvent le corps entier : la première sous la plante du pied, la seconde dans le pavillon de l’oreille »;

la kinésiologie, qui utilise un test du tonus musculaire, répondant par « oui ou par non sans se tromper, à une foule de question vous concernant » ou encore l’EMDR, proche de l’hypnose, qui « soigne des syndromes post-traumatiques, même lourds » en utilisant les mouvements oculaires.

J’y ajoute la fascia thérapie. Autant de pratiques qui proposent des alternatives aux patients mais qui ne sont pas prises en considération actuellement officiellement.

Le centre d’analyse stratégique a récemment fait 5 propositions dans le sens d’un premier pas: – « Ouvrir une plateforme d’information recensant les connaissances actuelles sur les médecines non conventionnelles, les plantes médicinales et les praticiens du secteur.

- Développer des études bénéfice-risque/coût-efficacité afin de décider de leur pertinence (…)

- Etablir un label de thérapeute en pratiques non conventionnelles dont l’obtention serait conditionnée à la réussite d’un examen clinique et juridique.

- Labelliser les offres de formation en écoles privées.

- Proposer aux étudiants des filières médicales et paramédicales des modules facultatifs d’initiation aux médecines non conventionnelles pour qu’ils puissent informer leurs futurs patients sur les avantages et risques éventuels. » (CAS)

 A suivre … Je vous souhaite bonne santé.

 Sources bibliographiques

-         (A) http://www.academie-medecine.fr
-         (E) L’express
-         (P) Le Parisien
-         Laurent Frichet  (TSAVO PRESSE)
-         (CL) Clés, n°80, décembre 2012 – janvier 2013
-         (CAS) Centre d’analyse stratégique, Note  d’analyse n°290, octobre 2012, « Quelle réponse des pouvoirs publics à l’engouement pour les médecines non conventionnelles ? »

 

La clé du bonheur

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