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A l’Ange

Au petit jour, alors que les oiseaux commencent à chanter,
Que de mes rêves, mes sens sont encore éveillés,
Mon corps engourdi, mon esprit embrumé,
Je sais que Tu es là.
Alors que la fenêtre s’ouvre sur un ciel éclairé,
Que ma journée est déjà dessinée,
Que l’eau coule sur ma chair exposée,
De sa douceur se pose la pureté,
Sourire sur mon visage fardé,
Je sais que Tu es là.
Lorsqu’enfin l’air caresse ma peau,
Mes narines se gonflent telles du pur sang les naseaux,
L’effort apparaît joie, et léger le fardeau,
Je sais que Tu es là, en bas comme en haut.
Quand la femme me sourit et que l’homme me parle,
Quand l’enfant prend ma main, l’enveloppe comme un châle,
Que les visages brillent ou bien même deviennent pâles,
Je sais que Tu es là.
Quand mon cœur est triste, son poids si pesant,
Que tellement est présent le découragement,
Que la solitude laisse un gouffre béant,
Je sais que Tu es là.
Et alors que s’entendent les protestations, les violences et les cris,
Mon oreille choisit, les bruits sont amoindris, 
Au loin un murmure détend mes os meurtris,
Muscles tendus et regard ébahi,
C’est ton chant que j’entends et au fond retentit.
Mon Ange, Tu es là.
Le silence te décrit,
La lumière dans la nuit,
L’Amour dans mon habit.
Catherine C (Ecrit le 28/03/2012)
Merci à tous les anges ! 

En quoi la souffrance est-elle utile ?

Martin Luther King  a dit : «  ce qui ne me détruit pas me rend plus fort ».

Or, beaucoup d’entre nous rêvent d’une vie sereine, douce, dénuée de souffrances. Est-ce juste ?

Des hypothèses

Tout d’abord, nous oublions trop souvent que nous sommes sur terre, de passage.

A ce titre, je pose comme hypothèse que ce passage trouve son sens par les expériences que nous faisons et qui ont pour rôle de nous faire évoluer.

J’entends ici par évolution, le chemin vers un accroissement de notre niveau de conscience.

Donc, de passage sur terre, disais je, nous faisons des expériences. La souffrance est donc une expérience.

Elle est une expérience fondamentale car c’est elle qui nous apprend la compassion. Vous me direz : et alors ?

Examinons cette question au travers de la philosophie bouddhiste.

Le point de vue bouddhiste

Dans le bouddhisme, c’est en entrant en contact profond avec la souffrance que nous trouvons la voie qui mène au bien être.

Voici ce que dit Thich Nhat Hanh (« Toucher la vie ») : «  si vous rejetez la souffrance, vous n’avez pas la possibilité de comprendre sa nature, et il vous est alors impossible de voir le chemin qui mène au bien être » ;

« Pour moi, le royaume de Dieu, la terre pure, est un endroit où existent l’amour, la compréhension, la plein conscience et la souffrance. Et le contact avec la souffrance rend possible la présence de la compréhension, de la compassion, de l’amour. (…) C’est avec la souffrance qu’on fabrique la compassion. (…) Votre bonheur est fonction de votre compassion ; si vous n’avez pas de compassion dans votre cœur, vous n’avez pas de bonheur du tout. Il faut cultiver la compassion pour être heureux. »

« La définition de l’enfer est simple : c’est l’endroit où il n’y a pas de compréhension, de compassion. Nous avons tous été en enfer ; (…) Nous avons tous souffert et savons très bien que l’enfer a besoin de la compassion. S’il y a de la compassion, l’enfer cesse d’être de l’enfer. La compassion peut être générée par vous-même », ou apportée par un autre.

La question de fond

Voulez vous vraiment entretenir l’enfer en vous, les graines d’enfer qui se trouvent dans votre cœur, en ne regardant que la souffrance, en vous concentrant sur votre souffrance ? Ou bien préférez vous laisser germer le bonheur, en regardant le paradis qu’offre l’instant présent, en accueillant le miracle de la vie? la couleur d’une rose, le chant d’un oiseau, le baiser de votre enfant …

Longue vie à vous !



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