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Le corps humain en nombre …

Le corps humain en nombre …  dans Science Santé Société corps-humain-bing-pour-enfant-103x300On peut dire du corps humain que c’est une machine parce que le principal de son activité est automatique, ne dépendant pas d’ordres conscients donnés par la personnalité.
Le corps humain est une machine donc et, qui plus est, très complexe.

C’est ce que montrent la synthèse des chiffres qui peuvent incarner l’anatomie et la physiologie humaines : voyez vous-même ! 

Les nombres de base

Le squelette du corps humain c’est 206 os au total (1)
Le corps humain c’est aussi 360 articulations, y compris les immobiles.
640 muscles dont la taille varient selon leur fonction. Ces muscles constituent en moyenne 40% du poids sec du corps. Rien que pour rendre la langue mobile, nous avons besoin de 10 muscles.
Les dents sont au nombre maximal de 32 dont 4 dents de sagesses (4) 

Des quantités et des longueurs

La colonne vertébrale mesure 75 cm de long en moyenne chez l’adulte

La longueur totale des vaisseaux sanguins d’un adulte dépasse 100 000 km.
La surface totale des parois artérielles est supérieure à 1 500 m2.

L’intestin grêle a une longueur moyenne de 6 m (3)
Le côlon, aussi appelé « gros intestin, mesure lui de 1 m à 1,5 m avec un diamètre de 8 cm (cæcum) à 4 cm (rectum).

La peau d’un adulte représente une surface d’environ 1,5 m2 et pèse entre 3 et 4kg.
Elle est composée de 2000 milliards de cellules, d’une épaisseur de 1mm à 4mm.

Les jambes portent 16 800 poils et les aisselles d’une personne 600 (5).
Un adulte possède en moyenne 120 000 cheveux, mais une tête blonde comprend 750 cheveux au cm2 alors qu’une chevelure châtain en comprend 620.
Si une femme ne se coupait jamais les cheveux, la longueur de sa chevelure atteindrait 10 mètres.

L’infiniment petit est infiniment grand

Notre cerveau, qui pèse environ 1 kg 600 environ, possède 100 milliards de neurones. Ceux-ci établissent 10 000 connections avec d’autres neurones.

La plupart des cellules ont une taille d’une dizaine de micromètres (1 micron = 0,000001 m)

Le nombre de cellules dans le corps humain est estimé à environ 100 000 000 000 000, c’est-à-dire 100 000 milliards de cellules à l’âge adulte (10 puissance 14). Ces cellules sont de 300 sortes différentes. Chaque cellule à quelques rares exceptions se compose de quelques milliers de molécules différentes.
Chaque seconde, près de 2000 cellules meurent naturellement dans le corps humain d’un adulte « moyen » soit 50 à 70 milliards par jour.  

Le génome humain est composé de 46 chromosomes et de 25 000 gènes. Si les 46 chromosomes qui sont pelotonnés dans le noyau d’une seule cellule étaient étirés en un fil, celui s’étendrait sur environ 2 mètres.
Comme il y a plus de 100 milliards de cellules dans un être humain, l’ensemble de tout l’ADN contenu dans le corps de celui-ci formerait de la même façon un filament d’environ 200 millions de kilomètres.

Des vitesses, volumes et mouvement

L’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes

Le sang circule en moyenne à 2km/h dans le corps humain. Sa quantité est 4 à 6 litres de sang. Les globules rouges sont entre 3.5 et 5.5 millions par mm3 de sang. Ils ont une durée de vie moyenne de 120 jours (6).
On dénombre aussi 150 000 à 300 000 plaquettes et 7 000 à 8 000 globules blancs par mm3 de sang.

Un cœur adulte bat environ 70 fois par minute soit 100 000 fois par jour pour un total de plus de 3 milliards de fois dans la vie d’une personne de 80 ans.

On cligne en moyenne 20 fois des yeux par minute soit environ 10 000 fois par jour.

La déglutition s’effectue environ une fois par minute soit 1500 à 2000 fois par jour. Un adulte produit environ 1,5 litre de salive chaque jour.

L’être humain produit en moyenne jusqu’à 2 litres de sucs gastriques par jour, soit plus de 700 litres par an.

Alors soyez heureux d’un corps qui fonctionne harmonieusement !

Notes
(1) 8 pour le crâne, 14 pour la face, 33 vertèbres (dont 7 cervicales et 12 dorsales), 12 paires de côtes (dont 7 unies au sternum)
(2) Le squelette de la main, c’est : 8 carpiens qui composent le poignet, 5 métacarpiens pour la paume de la main, 5 doigts (14 phalanges)
Celui du pied c’est : 7 tarsiens, 5 métatarsiens, 5 orteils (14 phalanges)
(3) Sa longueur peut varier de 4 à 7 mètres. Ses différentes parties sont le duodénum (0,25 m), le jéjunum (2,5 m), et l’iléon (3,5 m).
(4) 8 incisives, 4 canines, 8 prémolaires, avec 1 ou 2 racines ; 8 à 12 molaires avec généralement 3 racines.
(5) La femme possède un nombre de poils identiques à ceux de l’homme. La différence provient de la production hormonale)
(6) Les globules rouges doivent leur couleur à l’hémoglobine composé qui contient du fer auquel l’oxygène se relie.

Sources
www.lecorpshumain.fr
www.planetoscope.com
anatomieludique.unblog.fr
forums.futura-sciences.com
www.cnrs.fr
fr.vikidia.org
globometer.com

Un gène du bonheur

Un gène du bonheur  dans Science Santé Société corps-humain-bing-pour-enfant-150x150Découverte d’un gène du bonheur chez les femmes

Bonjour. Le saviez vous : un laboratoire de recherche américain a trouvé un gène du bonheur.Voici un article publié le 03/09/2012 à le HuffPost. Je vous le restitue intégralement. Bonne lecture.

Ce n’est pas plus un prénom qu’une onomatopée, MAOA est bien le nom d’un gène : le monoamine oxidase A. Une expérience menée par des chercheurs de l’University of South Florida, l’Université de Columbia à New York et le National Institutes of Health américain a établi un lien entre la présence de ce gène et le bonheur exprimé par les femmes.

Pour s’en rendre compte, les scientifiques ont analysé les données génétiques de 345 individus (193 femmes et 152 hommes) avant de les comparer avec le sentiment de bonheur ressenti par chacun d’eux. Mauvaise nouvelle pour les hommes : la corrélation ne se vérifie pas pour eux.

Premiers pas

« Il s’agit du premier gène identifié comme gène du bonheur chez la femme », a affirmé Henian Chen, professeur d’épidémiologie et de biostatistique à l’Université de Floride du Sud. Mais ce qui compte, ce n’est pas la présence de ce gène, mais la manière dont il « s’exprime ».

Les gènes de notre ADN peuvent s’exprimer différemment, plus ou moins fortement en fonction de l’âge, des individus ou de la cellule dans laquelle ils se trouvent. Dans ce cas précis, l’expérience a montré qu’il y avait une corrélation entre le sentiment de bonheur chez les femmes d’un côté, et la faible expression de ce gène de l’autre.

« J’ai été surpris par ces résultats. Habituellement, la faible expression de ce gène est plutôt associée à des comportements négatifs comme l’alcoolisme, l’agressivité, et des comportements asociaux », a ajouté Henian Chen. « Certains scientifiques parlent même du gène du guerrier, mais en ce qui concerne les femmes, notre expérience indique le contraire », explique-t-il.

Derrière le gène, l’enzyme

Le gène MAOA régule l’activité d’une enzyme qui casse la diffusion de sérotonine, de dopamine ou encore d’autres neurotransmetteurs du cerveau. Ce sont ces mêmes molécules associées au sentiment de bien-être que ciblent les antidépresseurs et certaines drogues.

A titre d’exemple, la substance active de l’ecstasy -le MDMA- a pour effet de libérer de grandes doses de sérotonine dans le cerveau provoquant un sentiment de bonheur intense.

La faible expression du gène MAOA augmente la sécrétion de monoamine, une molécule qui permet à ces neurotransmetteurs de rester dans le cerveau, favorisant ainsi la bonne humeur.

Complainte de la testostérone

Comment expliquer que les hommes, chez qui ce gène est présent, ne semblent pas être plus heureux que les autres? Présente en quantité bien plus importante chez les individus de sexe masculin que chez les femmes, la testostérone pourrait bien être responsable de cette différence en bloquant les effets de la faible expression du gène MAOA.

Vous êtes de sexe masculin et nostalgique d’une enfance heureuse ? Il est possible que vous ayez bénéficié de ce gène quand vous étiez enfant. Les bénéfices de sa présence auraient tout simplement disparu à votre adolescence, période à laquelle le taux de testostérone explose chez les hommes.

Le bonheur: une donnée subjective

Pour autant, pas question d’exclure d’autres facteurs, ce gène n’explique évidemment pas tout. Le bonheur est une donnée aussi subjective que biologique. Côté biologie justement, le professeur Chen précise que le bonheur dépendrait davantage d’un cocktail de gènes, que d’un seul.

Inutile donc de chercher à savoir si vous êtes porteur de ce gène ou pas. Un travail sur soi reste le meilleur moyen d’avancer dans la poursuite du bonheur.

Gestion du stress (2) : Rappels sur le système nerveux pour une meilleure compréhension de votre corps

Gestion du stress (2) : Rappels sur le système nerveux pour une meilleure compréhension de votre corps dans Science Santé Société corps-humain-bing-pour-enfant-150x150  Bonjour.

 Ceci est le deuxième article de ce blog sur le stress. Plusieurs autres posts y seront consacrés parce que beaucoup de personnes sont concernées dans nos sociétés modernes ! 

En 2003, le Dr Herbert Benson de l’université Harvard affirmait que 80 % des consultations médicales étaient liées au stress.

Je vous propose aujourd’hui un angle de vue anatomique et la physiologique. Le stress est une agression qui, en mettant le système nerveux en alerte, provoquent des réactions physiologiques. Examinons le système nerveux en question pour mieux comprendre : son rôle, sa structure, ses fonctions et sa complexité.

Le rôle du système nerveux

Le système nerveux est fondamental dans le fonctionnement humain. C’est lui qui conduit, transmet et traite les informations. Ainsi, il contrôle les actions et coordonne les mouvements musculaires. Il contrôle le fonctionnement des organes. Il régule la pensée et la mémoire ainsi que les sensations, les émotions.

De ce point de vue, le stress sollicite le système nerveux. Par exemple, il induit l’activation de l’hypothalamus, aboutissant à une sécrétion importante d’hormones, cortisol et adrénaline.

La structure du système nerveux

Le système nerveux est un système en réseau.

Chez les vertébrés, on distingue traditionnellement le système nerveux central du système nerveux périphérique.

  • Le système nerveux central est composé de l’encéphale (cerveau, tronc cérébral, cervelet) et de la moelle épinière. L’encéphale, protégé par la boite crânienne, pèse environ 1,4 kilogramme, et représente 92 % du poids total du système nerveux central.

La moelle épinière, quant à elle, est protégée par la colonne vertébrale. Son diamètre est d’environ un demi centimètre.

D’autres enveloppes comme les méninges servent aussi de protection  à cet ordinateur humain.

Plus dans le détail, « le système nerveux central est composé de cellules nerveuses hautement spécialisées appelées neurones. Les cellules nerveuses établissent entre elles des connexions, les synapses. Des milliards de ces synapses contribuent au traitement d’un seul stimulus ».

  • Le système nerveux périphérique, composé des nerfs, sensitifs et moteurs, comprend une partie qualifiée de système nerveux végétatif ou autonome (SNA). Il comprend également le système nerveux somatique avec les nerfs qui transportent les influx, les informations, vers les muscles squelettiques.

 Les fonctions de chaque zone

Le cerveau est le superviseur du système nerveux. Il est notamment le centre de la pensée consciente. Il comprend l’hypothalamus qui intervient notamment dans la régulation du sommeil, la thermorégulation et l’activité du système nerveux sympathique (1) (2).

Le tronc cérébral joue un rôle dans la régulation et dans le contrôle de la respiration, du cœur, des vaisseaux, du sommeil.

Le cervelet exerce les fonctions du maintien de la posture, équilibre, coordination entre les mouvements, mémoire gestuelle.

La moelle épinière joue un rôle dans la production des réflexes. Elle est aussi un médiateur dans la transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps.

Le système nerveux autonome est ainsi qualifié car il gère les fonctions automatiques de régulation (par opposition aux fonctions somatiques conscientes) : fonctions respiratoires, circulatoires, digestives, urogénitales. Ce système périphérique autonome comprend lui-même deux réseaux, deux sous-systèmes, plus ou moins antagonistes : le système nerveux sympathique (ou orthosympathique) et système nerveux parasympathique.

En pratique, le système sympathique est actif en cas d’urgence. Il prépare l’organisme à affronter un danger. Il s’active donc en cas de stress, en étant par exemple, cardio-accélérateur via la production de la noradrénaline. Plus généralement, Il accroît les fréquences respiratoires et cardiaques, ainsi que l’utilisation des nutriments par les cellules, tout en inhibant la fonction digestive et d’excrétion urinaire

Le système parasympathique est actif au repos. C’est également lui qui, lorsque la situation d’urgence est passée, ramène les fréquences cardiaques et respiratoires au repos puis favorise le réapprovisionnement des cellules en nutriments (digestion) et l’élimination urinaires des déchets.

En résumé, le système nerveux périphérique, via l’hypothalamus notamment, est donc particulièrement sollicité par les situations de stress. En travaillant sur le contrôle du stress, sa gestion par une activité volontaire (telle que la relaxation), il est recherché l’équilibre de l’ensemble du système nerveux, y compris dans ses aspects « automatiques », inconscientes.

 Pensez y et détendez vous !

 

Sources bibliographiques de cet article :

-         www.passeportsante.net
-         www.techno-science.net
-         corps.dufouraubin.com
-         www.infirmiers.com
-         www.arsep.org/library/media
-         www.creapharma.ch
-         www.futura-sciences.com

Note (1) - Structure de l’hypothalamus : L’hypothalamus mesure quelques centimètres cubes. « Les neurones de l’hypothalamus synthétisent les différentes hormones et les libèrent dans un premier réseau de capillaires. Celui-ci transporte les hormones de l’hypothalamus vers l’hypophyse, où les hormones sont relarguées par un deuxième réseau de capillaire pour activer les neurones hypophysaires ».

Note (2) - Le système limbique : Ce sont les zones du cerveau connues pour jouer un rôle dans l’olfaction, la mémoire et la régulation des émotions. On sait que le système limbique exerce une influence sur le système endocrinien (organes sécréteurs d’hormones).

 

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